Entre deux mondes, le sas

En ce moment, c’est les montagnes russes.. et pourtant on sait même pas ce qui nous attend, on est encore dans le sas, entre les gens « dans la norme », dont on s’éloigne de plus en plus et la PMA qui se rapproche de plus en plus.

Alors comment être déjà dans cet état avant même d’avoir subi tout ça, les inséminations, les FIV… impossible de dire pourquoi la souffrance s’est déjà installée.. peut être que je suis trop sensible, pas assez optimiste, j’en sais rien mais y’a quelque chose de cassé et en même temps de l’espoir. Du coup ça va et ça vient..

Et s’y ajoute encore ce sentiment de culpabilité quand je vois les parcours des unes et des autres..jme sens si nulle d’être déjà si mal…

Des soirs à vouloir rester au fond de mon lit ou du moins sur mon canapé, à regarder une série, à boire mon déca et manger mon carré de chocolat..à vivre en mode automatique, enfouir ça tout au fond de moi, mettre le plaid si doux sur mon visage, me blottir contre Mr Smile, fermer les yeux et croire que quand je me réveillerai demain le cauchemar aura pris fin…

Des soirs à vouloir voir les copines, sortir, m’enivrer, boire du bon vin, manger des bons ptits plats…à vivre en mode je plane, survoler tout ça comme si j’avais des ailes, rire, faire rire les copines, fermer les yeux et croire que quand la soirée sera terminée  je rentrerai chez moi, pousserai la porte et verrai les petits chaussons sous le pied du sapin…

Et toujours ce souhait qui revient dans ma tête…

S’il te plaît Père Noël, on disait que c’était pas vrai tout ça et que je me réveillais et qu’on avait un bébé…

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13 réflexions sur “Entre deux mondes, le sas

  1. Coucou Miss Smile, ton post m’a beaucoup touché et me parle, j’aurais pu l’écrire il y a quelques mois. Je suis moi aussi en début de parcours (première IAC lundi) mais déjà même avant de commencer les stims simples je me sentais déjà très mal, désespérée, en colère contre cette injustice. Et je m’en voulais car par rapport à beaucoup d’autres, c’est pas encore grande chose. Mais c’est ton vécu, ton désir d’enfant qui tarde à se réaliser et c’est normal que ça te fasse souffrir, c’est légitime. Je te souhaite plein de courage et un parcours PMA le plus court possible.

    • merci Allison! oui la culpabilité se rajoute au regard de tous ces parcours.. et pourtant ce mal être déjà si présent…j’espère que ta première IAC sera la bonne!!! je croise les doigts !!!

  2. Ne culpabilise pas ! Ta souffrance est réelle peut importe celle des autres… ca fait depuis 2007 que je baigne dans l infertilité et la pma ….et dans mon parcours le moment où j ai touché le fond c est quand j ai compris qu on aurait un problème avant même d avoir pensé à concrètement « planifier » d avoir un enfant… du coup on a laissé tomber la planification on a essayé et le diagnostic s est confirmé. .. dans ces moments là j ai complètement perdu pied… après il y a eu bcp de moments difficiles (un doux euphemisme…échecs de fiv à répétition, hyperstimulation, fausse couches,…) mais j y a fait face comme j ai pu sans m effondrer comme je l ai fait au départ… désormais j ai aussi la chance d avoir une petite nana ce qui actuellement chance forcément la donne… mais même avant d être enceinte de ma fille j ai trouvé bien moins dure de faire fiv2 (après echecs de 5 transferts… puis de 3 iac) que d apprendre que nous étions infertiles… on a tous des forces insoupçonnées et on s adapte à ce qui nous arrive, a-t-on le choix ?

    • ton message me touche beaucoup! je suis heureuse que ton parcours, malgré tant de difficultés, se soit bien terminé : ) j’espère que nous réussirons à avancer au fur et à mesure nous aussi. Je te souhaite de réussir ce nouveau combat! j’ai été sur ton blog et je vois que tu as une énergie incroyable, que tu as une capacité de rebond extraordinaire ! je croise les doigts pour toi pour la suite!!!

    • ton message me touche beaucoup! je suis heureuse que ton parcours, malgré tant de difficultés, se soit bien terminé : ) j’espère que nous réussirons à avancer au fur et à mesure nous aussi. Je te souhaite de réussir ce nouveau combat! j’ai été sur ton blog et je vois que tu as une énergie incroyable, que tu as une capacité de rebond extraordinaire ! je croise les doigts pour toi pour la suite!!!

  3. Tu n’as pas à culpabiliser d’aller mal, il y a toujours des parcours plus compliqués que d’autres, certes, mais ta souffrance est légitime.

    J’ai détesté cette période « d’entre deux », qui a duré presque 1 an. Quand on est pas encore entré en PMA, mais que la douleur est déjà bien installée. Et que personne ne peut la comprendre, tout le monde nous dit d’attendre, que ça va venir, de ne pas penser au pire. Personne pour nous soutenir.

    Aujourd’hui, le manque d’enfant est toujours aussi difficile à vivre, mais ma souffrance est reconnue, « légitime » aux yeux des autres. 3 ans d’attente, des IAC, une FIV, ayé j’ai « le droit » d’aller mal. Ayé les autres me soutiennent. Mais ils ne se rendent pas compte que avant aussi, j’avais besoin de leur soutien. Avant aussi, je souffrais énormément.

    Bon courage pour cette période d’entre-deux. ❤

    • merci pour ton message! j’espère qu’on aura des pistes en janvier pour savoir contre quoi on se bat même si ça sera difficile aussi .. des bisous!

  4. J’ai trouvé cette période, quand on ne sait pas encore pourquoi ça ne marche pas, quand on est en attente de pouvoir poser un diagnostique, très difficile à vivre. Autant que les échecs aux différents protocoles, je crois…Une fois qu’on a mis un pied dans la PMA, bien sûr c’est difficile, injuste, triste, douloureux, etc etc… Mais le fait d’accepter la situation petit à petit, le fait aussi d’être dans l’action donne peut-être un ptit moins l’impression de subir et être impuissant… C’est en tout cas comme ça que je l’ai vécu.
    BOn courage.

    • merci Cé! oui l’action nous permettra peut-être de mieux le vivre, pour l’instant on ne sais pas qui est l' »ennemi » et c’est dur…. mais nous avons aussi encore un peu d’espoir, que nous aurons les armes…

  5. Salut Miss Smile. Je ne peux que comprendre ce que tu ressens en ce moment. Pour moi, chaque étape a ses propres difficultés mais avec toujours ces constantes qui sont la peur, la douleur, l’absence de certitude sur le futur et surtout l’absence de bébé. J’espère de tout coeur que l’obstacle que DNLP a mis sur votre route n’est qu’un petit caillou, que vous pourrez très vite jeter au loin et oublier. Gros bisous.

    • oh oui je l’espère.. mais au pire on se prépare à rencontrer un gros ours et lui foutre la pâté! d’ailleurs dans quelques jours nous partons nous entrainer dans un pays où l’on rencontre des ours ..blancs! on va se dépayser pour reprendre des forces avant le rdv. Je pense bien à toi Biquette et je croise à fond pour que ton IRM soit bonne : )

  6. Coucou poulette,
    je te comprends tellement… Je suis exactement au même stade que toi, et j’ai souffert de cette situation très vite… En effet, dès les tout premiers mois d’essais, j’ai senti que quelque chose n’allait pas dans mon corps, et que ça ne fonctionnerait pas. En réalité, ça faisait des années que j’avais peur d’être infertile à cause de cycles irréguliers et de ma gynéco qui m’avait parlé de dysovulation. Du coup, pour moi, bêtement, soit je tombais enceinte en C1 ou C2, soit j’étais stérile. C’est stupide mais c’était mon ressenti. J’ai commencé à m’intéresser à la PMA en C4 🙂 J’étais ridicule, mais je n’ai jamais autant été mal que la première année, celle où personne ne te prend au sérieux et que tu te sens si seule avec ton désir d’enfant si fort (et tes copines si enceintes)… Et pire après la fausse couche, c’était horrible car j’étais encore plus convaincue d’avoir une souci alors que mon entourage aurait parié sur une grossesse dans les 2 mois … Dialogue de sourds…
    Finalement, maintenant qu’on arrive enfin en PMA, avec un diagnostic plus ou moins posé, on est enfin entourés et soutenus. Je me suis résignée à peu près à ne pas tomber enceinte dans 10 jours, et ne vis plus au gré des prises de température et des DPO (enfin, un peu moins). Le temps me semble moins long que la première année où les semaines s’étiraient…
    Mais hier encore, on m’a sorti que peut être je n’avais rien et que des gens fertiles mettaient parfois 2 ans à concevoir leur ti bout… Je ne suis pas encore dans la catégorie PMA, ni dans la catégorie fertile, je suis avec toi dans le SAS ! Bisous et courage

    • et oui effectivement nos parcours se ressemblent à ceci près que pour ma part les cycles irréguliers ont commencé après l’arrêt de la pilule ( et faut tout le temps tout le temps que je réexplique qu’avant ils étaient normaux sinon on me dit que « il y a beaucoup de femmes qui ont des cycles irréguliers », oui je sais..arf!). Moi aussi je me suis dit assez vite que quelque chose n’allait pas vu que j’ai mis 6 mois à reprendre un cycle naturel… bref on est dans le sas toutes les deux et j’espère qu’on sortira vite côté bébé… tu en es où toi côté traitement ? je t’embrasse Miss Kangourou!

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